le point sur la situation à la mi-journée

Image de couverture : A Ashkelon, dans le sud d’Israël, après des tirs de roquettes en provenance de la bande de Gaza, le 11 octobre. AMIR COHEN / REUTERS

  • Le bilan des pertes continue de s’alourdir, tandis que de nouveaux massacres de civils sont découverts. Dans le kibboutz de Kfar Aza, situé à 2 kilomètres de la bande de Gaza, l’assaut du Hamas a viré samedi au carnage de plus d’une centaine de civils, selon des militaires israéliens. En Israël, le dernier bilan fait état de plus de 1 200 morts et de plus de 2 800 blessés selon l’armée. Du côté palestinien, il est passé à au moins 1 055 morts et plus de 5 100 blessés, selon le ministère de la santé gazaoui. Par ailleurs, Tsahal a déclaré avoir retrouvé « environ 1 500 corps » de combattants du Hamas en Israël, depuis l’attaque lancée samedi par l’organisation islamiste.
  • Le Hezbollah libanais a revendiqué mercredi de nouveaux tirs depuis le sud du Liban contre Israël, affirmant agir en riposte à la mort de trois de ses militants tués lundi par des bombardements israéliens. L’armée israélienne a pour sa part justifié de nouveaux bombardements sur le sud du Liban, mercredi matin, « en réponse à des missiles antichars qui ont visé des soldats israéliens ».
  • Au moins 169 soldats israéliens ont été tués dans les combats contre le Hamas, quatre jours après l’attaque massive lancée par le mouvement islamiste palestinien contre Israël, a annoncé l’armée mercredi. « Nous avons informé les familles de 169 soldats israéliens tombés au combat [de la mort de leur enfant] », a déclaré à des journalistes le porte-parole de l’armée, Daniel Hagari, ajoutant que les familles de 60 personnes enlevées et emmenées à Gaza avaient également été contactées.
  • A Gaza, les bombardements israéliens se poursuivent. L’armée israélienne a affirmé avoir bombardé plus de 450 cibles en vingt-quatre heures. Dans la nuit de mardi à mercredi, le quartier de Daraj Tufah, dans la ville de Gaza, a été visé par 70 frappes et la ville d’Al-Furqan par 200 frappes. Dans les deux cas, Tsahal a justifié ces bombardements par le fait que ces lieux servent de « plaque tournante » au Hamas pour attaquer Israël. Des frappes ont aussi visé des infrastructures utilisées par le Jihad islamique.
  • Les bombardements sur la bande de Gaza ont détruit plus de 1 000 logements, et 560 autres, lourdement endommagés, ont été rendus inhabitables, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), qui cite les autorités palestiniennes. Selon l’OCHA, plus de 260 000 personnes ont été contraintes de quitter leur foyer.
  • Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a déclaré mardi soir que l’attaque du Hamas contre Israël était d’« une sauvagerie jamais vue depuis la Shoah », lors d’un entretien téléphonique avec le président américain, Joe Biden.
  • Le « siège complet » de la bande de Gaza, annoncé lundi par Israël trois jours après le début de l’opération « Déluge d’Al-Aqsa » lancée contre lui par le Hamas, est « interdit » par le droit international humanitaire, ont rappelé mardi l’Organisation des Nations unies (ONU), l’Union européenne ainsi que des organisations humanitaires, s’inquiétant de la situation.
  • Sur le front des combats, « l’armée [israélienne] a plus ou moins repris le contrôle de la clôture à la frontière » avec Gaza, « mais des infiltrations peuvent encore arriver », a déclaré un porte-parole de Tsahal. L’armée israélienne a annoncé avoir déployé 300 000 soldats à la frontière avec la bande de Gaza.
  • Le pape François a demandé mercredi la libération « immédiate » des otages israéliens aux mains du Hamas, tout en se disant « très préoccupé » par le siège de la bande de Gaza.
  • En France, une « cinquantaine d’actes antisémites » ont été recensés depuis samedi, selon Gérald Darmanin, en visite mercredi matin dans une école juive de Sarcelles (Val-d’Oise). Une « vingtaine d’interpellations » auraient été réalisées « sur le coup », a précisé le ministre de l’intérieur. Le gouvernement français, par la voix de son porte-parole Olivier Véran, a appelé mercredi à « éviter une situation d’escalade » dans le conflit, assurant souhaiter « une résolution politique du conflit » pour « la recherche d’une paix durable ».
  • Huit Français ont été tués dans l’attaque du Hamas et vingt sont encore portés disparus, dont au moins un enfant, a déclaré mardi la ministre des affaires étrangères française Catherine Colonna. Elle a également annoncé qu’un vol spécial allait être affrété par Air France jeudi, afin de rapatrier les Français bloqués depuis le début de l’offensive.

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